BASF vient de consolider sa position sur le marché agricole pour 7,6 milliards d’euros. L’entreprise allemande acquiert ainsi, selon un communiqué daté du 1er août, « les activités et les actifs que Bayer avait proposé de céder dans le contexte de son rachat de Monsanto. »

Une vente en deux temps

La transaction court depuis déjà plusieurs mois. À l’automne 2017, Bayer et BASF avaient déjà signé la vente de près de 5,9 milliards d’euros d’actifs concernant, d’après un communiqué de Bayer daté du 13 octobre 2017, « l’activité mondiale de glufosinate-ammonium ainsi que certaines activités de semences ». Parmi ces activités, on compterait notamment la recherche et la sélection sur le colza, ainsi que la plateforme de recherche et développement dédiée au blé hybride.

À l’époque, le président du conseil d’administration de Bayer AG, Werner Bauman, voulait par cette vente montrer la bonne volonté du groupe aux autorités européennes : « Nous adoptons une approche proactive pour aborder les éventuelles questions réglementaires, dans l’optique de faciliter la conclusion de la transaction avec Monsanto »

À ce premier accord se sont ajoutés en avril dernier 1,7 milliard d’actifs supplémentaires dans les semences potagères, le traitement des semences, ainsi qu’une plateforme d’agriculture numérique. BASF s’est engagé à cette occasion à conserver les salariés de ces divisions pendant au moins trois ans.

Au total, près de 4 500 employés devraient changer de patron avec cette vente. Le travail n’est cependant pas terminé puisque, comme le précise le dernier communiqué de BASF en date du 1er août, « l’activité des semences potagères [devra] être finalisée au troisième trimestre 2018 ».

Ivan Logvenoff