Vous êtes abonné

Première visite ?

Inscrivez-vous
Imprimer Envoyer par mail Commenter

Le marché du biocontrôle est toujours dans le vert

réservé aux abonnés

Protection des plantes - Le marché du biocontrôle est toujours dans le vert
De gauche à droite : Denis Longevialle, directeur général d’IBMA France, Céline Barthet, sa présidente, et Thomas Salmon, de chez Certis Europe pour la communication. © C. Salmon

Le baromètre de IBMA France pour 2021 montre une progression de cette branche de la protection des plantes aussi bien en chiffre d’affaires qu’en part de marché. Les agriculteurs y adhèrent de plus en plus, et la recherche et développement s’intensifient pour leur proposer de nouvelles solutions d’ici aux prochaines années.

Le 23 juin 2022, IBMA France, association des entreprises de produits de biocontrôle, a présenté son baromètre du biocontrôle pour l’année 2021.

Avec une progression de 16,1 % de chiffre d’affaires sur un an, le biocontrôle représente 13 % du marché des produits phytosanitaires en France en 2021 : « une dynamique positive qui nous conforte dans notre objectif de dépasser le cap des 30 % en 2030 », souligne Céline Barthet, présidente de l’association.

À lire aussi : Faire de la France « le leader mondial du biocontrôle » (18/01/2022)

Progression en part de marché

Sur le chiffre d’affaires des adhérents d’IBMA uniquement (qui représentent 90 % du marché du biocontrôle), les substances naturelles ont progressé de 26 % en un an. Les macro-organismes sont en légère augmentation (+2 %), tandis que les micro-organismes et les médiateurs chimiques diminuent de quelque peu (–3,9 et –5,9 %).

Vis-à-vis des produits conventionnels, on assiste à « une belle remontée des fongicides en part de marché », poursuit Céline Barthet : ils passent en effet de 13 % en 2020 à 19,5 % en 2021. Les insecticides et molluscicides progressent de quelques points (38 contre 37 % et 29 contre 26 %), tandis que les herbicides restent stables et minoritaires (3 %) : « Ce sont un des parents pauvres du biocontrôle », relève le directeur général d’IBMA France, Denis Longevialle.

Besoin d’information et de formation

En plus de ce baromètre sur les ventes, IBMA a reconduit son enquête chez les agriculteurs et obtenu 350 réponses. Il en ressort les principaux enseignements suivant :

  • Une progression de la notoriété du biocontrôle : 85 % des répondants disent connaître le biocontrôle, contre 77 % en 2018 ;
  • Une utilisation qui progresse aussi bien en conventionnel qu’en agriculture biologique et sur l’ensemble des filières (grandes cultures, viticulture, arboriculture…) ;
  • Des perspectives d’utilisation du biocontrôle positives chez les utilisateurs actuels et les autres ;
  • Des situations contrastées en matière d’accompagnement par les fournisseurs : la séparation du conseil et de la vente pourrait être, selon IBMA, un frein supplémentaire ;
  • Tous types de production confondus, environ un agriculteur sur deux exprime un besoin d’information et de formation sur le biocontrôle.

Sur ce dernier point, IBMA porte un programme de formations prévu d’ici à la fin de 2022 et pour les trois années à venir, accessible à tous. Quant au projet de règlement européen SUR (règlement sur l’utilisation durable des pesticides) publié hier, l’association s’est dite satisfaite de la définition du biocontrôle proposée : « C’est plutôt encourageant », ajoute Céline Barthet.

Charlotte Salmon

Développement de nouveaux produits et substances actives

Au début de l’année 2022, IBMA a mené une enquête interne sur les travaux de recherche et d’innovation de ses entreprises adhérentes : 17 réponses (42,5 %) ont été récupérées (le segment des macro-organismes est non représenté).

Il ressort de cette enquête que 22 nouvelles substances actives sont en cours de développement, dont 8 qui devraient être approuvées d’ici à deux ans. Les 14 autres devraient l’être d’ici à 2028.

Par ailleurs, 45 nouveaux produits de biocontrôle sont en cours de développement (certains pouvant être issus de substances actives déjà approuvées) avec là aussi des délais variables selon l’état d’avancement du dossier (d’ici à 2024 ou 2027).

Imprimer Envoyer par mail Commenter
Commenter cet article 0 commentaires
En direct
Afficher toutes les actualités


Transmission & Patrimoine : tous les conseils pour passer le relais !