« Le marché européen est un marché unique qui implique d’avoir des règles uniques et harmonisées entre tous les États membres », déclare la FNSEA dans un communiqué diffusé le 27 novembre 2020. Le syndicat déplore « les interdictions sans solutions » de pesticides qui laissent les agriculteurs dans des impasses techniques et économiques.

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Perte de compétitivité et hausse des importations

« La France continue à interdire des produits phytosanitaires de protection des plantes encore autorisés au niveau européen et durcit toujours plus le cadre de leurs utilisations, en surtransposant les règles européennes », regrette la FNSEA.

Le syndicat fait état de conséquences concrètes de ces politiques : perte de compétitivité face aux productions étrangères, découlant sur l’abandon de certaines cultures et sur l’augmentation des importations qui ne répondent pas aux standards de production qui sont imposés aux producteurs français. Les importations de fruits et légumes ont respectivement progressé de 67 % et 54 % en 10 ans, cite le syndicat.

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Définir « un programme de recherche d’ampleur »

La FNSEA a également alerté sur l’urgence d’une définition et d’un suivi « d’un programme de recherche d’ampleur, portant à la fois sur l’agronomie, la génétique, les matériels, les solutions de biocontrôle et chimiques et la gestion des données, pour identifier des solutions alternatives efficaces et viables ».

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Le syndicat a appelé le gouvernement à « mettre en cohérence ses paroles et ses actes, en suspendant toutes les décisions en cours en France qui aggraveraient encore les distorsions de concurrence avec les autres producteurs européens ».

Raphaëlle Borget