Dans sa note aux opérateurs datée du 9 septembre 2016, Terres Univia, l’interprofession des huiles et protéines végétales, revient sur la campagne de 2015-16. Au niveau national, le rendement en pois « serait d’un faible niveau, entre 30 et 32 q/ha, selon notre première estimation ».

Dans la partie nord et dans le centre de la France, « les cultures de pois et de féverole d’hiver [...] atteignent un niveau de rendement historiquement bas », estime l’interprofession. Les rendements des protéagineux seraient cependant « meilleurs que ceux des types d’hiver (1) » dans l’ensemble.

La récolte de pois chuterait de 31 %

De son côté, Agreste, dans ses estimations datées du 1er septembre 2016, indique que la production de pois protéagineux chuterait de 31 % sur un an (21 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015), malgré une hausse des surfaces (+12 %).

Les récoltes de féverole, quant à elles, se terminent tout juste. Agreste estime qu’elles diminueraient de 7 % par rapport à 2015 et de 16 % par rapport à la moyenne de 2011 à 2015. En 2015, les surfaces de féveroles étaient en retrait de 8 % par rapport à 2015.

Conditions climatiques défavorables

Les protéagineux d’hiver ont souffert de l’hiver doux, des gelées brusques après la reprise en végétation et des conditions particulières de ce printemps, qui ont « favorisé les maladies (bactériose et ascochytose en pois, botrytis en féverole) et ont été peu propices à la nouaison », précise Terres Univia.

Les protéagineux de printemps n’ont pas été épargnés non plus puisque « les maladies racinaires ont elles aussi profité de ces conditions humides pour se développer (Aphanomyces, fusariose ou sclérotinia) ».

A. Cas.

(1) Selon Terres Univia, ces derniers représentaient 20 % des surfaces totales de pois en 2015 et 15 % des féveroles en 2014.