Dans un communiqué de presse paru le 25 janvier 2021, le député européen Éric Andrieu se félicite que la Commission européenne « entend prendre en compte » les demandes des parlementaires concernant « l’exportation de produits chimiques dangereux, y compris de pesticides, interdits dans l’Union européenne ».

« En novembre dernier, 69 eurodéputés interpellaient la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen sur la question des pesticides interdits chez nous, mais exportés par l’Union européenne aux quatre coins du monde », rappelle Éric Andrieu, qui précise que la Commission leur a répondu par un courrier daté du 1er décembre 2020.

Convention de Rotterdam

Dans sa réponse aux cosignataires, Ursula von der Leyen précise ainsi qu’« en vertu de la convention de Rotterdam qui couvre le commerce dans ce domaine, les pays tiers sont libres de choisir d’importer ou non des produits chimiques dangereux tels que les pesticides. Le règlement de l’Union européenne qui met en œuvre la convention va plus loin et, pour un plus grand nombre de produits chimiques que ceux couverts par la convention (actuellement 120 contre 52), exige que les pays importateurs donnent leur consentement explicite à de telles importations. »

Et la présidente de la Commission de poursuivre : « Comme vous le reconnaissez dans votre déclaration, dans le cadre de son action sur le pacte vert européen, la stratégie sur les produits chimiques pour le développement durable vise néanmoins à aller plus loin encore, en empêchant l’exportation de produits chimiques dangereux, y compris les pesticides, interdits dans l’Union européenne. »

Porte ouverte

Ursula von der Leyen laisse aussi la porte ouverte à un « changement de législation » en la matière. « La Commission envisage actuellement les différentes options pour mettre en œuvre cet objectif, y compris une révision de la législation », écrit-elle.

Les parlementaires européens annoncent vouloir continuer à « mettre la pression sur la Commission européenne afin que ces promesses soient suivies d’effet et que la loi européenne soit changée ».

Isabelle Escoffier