Dans sa note, le ministère souligne que les prix à la production restent « légèrement supérieurs à ceux de juillet 2016 », de 0,9 %. Il note un ralentissement de la hausse, sur un an, des cours des céréales par rapport au mois précédent, sauf pour le maïs. Pourquoi ? Les blés tendres européens sont pénalisés par la hausse de l’euro face au dollar, et les perspectives de rendements nord-américains et en mer Noire.

Des « prévisions encourageantes » des récoltes européennes

Peu de changements aussi pour les oléagineux « tiraillés entre les risques liés à la sécheresse outre-Atlantique et les prévisions encourageantes des récoltes européennes. Au total, bien qu’en net retrait par rapport aux prix moyens de 2012 à 2016, les cours des grandes cultures se maintiennent en légère hausse sur un an. »

Dans le secteur des fruits et légumes, malgré une concurrence espagnole moins forte qu’au début de la campagne, l’offre française « précoce et parfois très abondante (abricots) n’a pas toujours trouvé preneur et les prix reculent en juillet sur un an et par rapport à la moyenne des cinq dernières campagnes, surtout pour le melon et l’abricot ».

L’agneau résiste

Du côté des animaux de boucherie, sur un an, l’évolution des cours marque le pas en juillet 2017. Elle « s’inverse même par rapport à la moyenne de 2012 à 2016 des prix de juillet, note le ministère. Le redressement des cours des gros bovins, depuis l’automne 2016, s’essouffle, accentuant leur retrait par rapport aux prix moyens. »

Les prix des veaux de boucherie reculent sur un an. Quant à ceux du porc, « souffrant aussi d’une baisse de la consommation européenne et française, [ils] s’effritent depuis juin, tout en se maintenant légèrement au-dessus des cours de 2016 et des cours moyens. Seuls les prix des ovins […] poursuivent leur redressement avec la même vigueur que les mois précédents. Les prix de la volaille et des lapins sont quasi à l’équilibre depuis juin 2017. »