L’excédent commercial agroalimentaire atteint 261 millions d’euros en septembre 2020, soit une chute de 520 millions d’euros par rapport à septembre 2019, note l’Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, le 13 novembre 2020. Ce recul conséquent résulte d’une augmentation des importations de 272 millions d’euros, soit +6 % en valeur, conjuguée à une baisse de 248 millions d’euros des exportations sur un an, soit –5 %.

L’excédent commercial agroalimentaire atteint 261 millions d’euros en septembre 2020, soit une chute de 520 millions d’euros par rapport à septembre 2019. © Douanes — CPF 2015

Les exportations de céréales chutent de 29 % sur un an

En septembre 2020, le solde des échanges de produits agricoles bruts est déficitaire de 36 millions d’euros. Il perd ainsi 199 millions d’euros par rapport à septembre 2019. Cette évolution résulte de la dégradation des échanges, sur un an, avec les pays tiers majoritairement mais aussi avec l’Union européenne (UE).

Les exportations (1 milliard d’euros) diminuent de 116 millions d’euros, soit une baisse de 11 % par rapport à septembre 2019. En particulier, les exportations de céréales, principalement de blé et d’orge. Elles reculent de 133 millions d’euros, soit –29 % sur un an, du fait de la baisse des tonnages vendus. Ainsi, les quantités exportées de blé tendre diminuent de plus de 0,4 million de tonnes sur un an, notamment vers l’Algérie et, dans une moindre mesure, vers l’Espagne, en lien avec la forte hausse des récoltes céréalières dans ce pays. Les ventes d’orge affichent de leur côté un recul de près de 0,3 million de tonnes dont la moitié concerne le débouché chinois.

Les importations (1 milliard d’euros) augmentent de 9 % par rapport à septembre 2020, soit une hausse de 83 millions. Cela concerne en premier lieu les fruits, avec +37 millions d’euros sur un an, et plus particulièrement les avocats en provenance du Pérou, les agrumes d’Afrique du Sud et d’Espagne et le raisin italien. Mais cette augmentation concerne également les graines oléagineuses, dont le colza, dans un contexte de repli de la production hexagonale, et le tournesol avant l’arrivée de la nouvelle récolte en France.

Les exportations de céréales reculent de 133 millions d’euros, soit –29 % sur un an, du fait de la baisse des tonnages vendus. © Douanes — CPF 2015

Les ventes de vins et spiritueux ne se relèvent pas

L’excédent des échanges de produits agricoles transformés atteint 297 millions d’euros en septembre 2020, soit une baisse de 322 millions d’euros par rapport à septembre 2019. Sur un an, la baisse se répartit équitablement entre les échanges avec les pays tiers et avec l’UE.

Les exportations (4,1 milliards d’euros) reculent de 132 millions d’euros sur un an, soit un recul de 3 %. Les ventes de vins et champagne diminuent de nouveau, de 88 millions d’euros, notamment vers les États-Unis, toujours pénalisées par les taxes mises en place depuis la mi-octobre 2019. Le recul des exportations de spiritueux est presque identique avec une baisse de 87 millions d’euros, là encore essentiellement liée aux échanges avec les États-Unis.

Les ventes de produits à base de fruits et légumes, d’huiles, de tourteaux et de corps gras, d’aliments pour animaux et surtout d’autres produits alimentaires augmentent mais sans parvenir à compenser la baisse enregistrée pour les autres produits transformés.

La valeur des importations (3,8 milliards d’euros) augmente de 189 millions d’euros sur un an, soit une augmentation de 5 %. La quasi-totalité des produits transformés sont concernés.

Oriane Dieulot

Avertissement : À compter du 1er février 2020, le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’Union européenne. Dans cette publication, l’ensemble des données mentionnées UE sont donc relatives à l’UE des 27 et celles des pays tiers incluent le Royaume-Uni, y compris avant février 2020. De ce fait les comparaisons sont faites à périmètre constant, celui qui prévaut après le Brexit.