En août 2017, les prix des produits agricoles à la production augmentent de 1,9 % sur un an. C’est ce que constate l’Insee dans une note de conjoncture datée du 29 septembre 2017. La hausse est d’ailleurs plus marquée, de 1,2 %, qu’en juillet.

Les céréales décrochent

Néanmoins, le tarif des céréales décroche de 4,2 % de juillet à août, après deux mois de hausse. « La baisse est plus marquée pour le blé tendre (–5,8 %) que pour le maïs (–3,2 %), précise l’Insee. Les anticipations de très bonnes récoltes, notamment autour de la mer Noire, pèsent sur les cours. Leur baisse est accentuée par l’appréciation de l’euro face au dollar. » Les prix des oléagineux varient peu. En revanche, celui du tournesol chute de 3,8 %, et celui du soja de 6,2 %. Le colza augmente légèrement, de 0,7 %.

« Les cours des céréales marquent nettement le pas par rapport au mois précédent (sauf l’orge) dans un contexte d’euro toujours fort et de récoltes russes en blé tendre très élevées, renchérit le ministère dans une note Agreste publiée le 29 septembre 2017. Les prix des oléagineux stagnent quasi sur un mois, tiraillés entre l’amélioration des perspectives de récolte de colza outre-Atlantique et la fermeté du soja nord-américain et du canola canadien. »

Situation difficile en fruits et légumes

Du côté des fruits et légumes frais, les cours restent en baisse sur un an, de 7 %, en raison d’une offre pléthorique. L’abricot dégringole de 39,3 %, et la tomate de 22,5 %. Le marché est moins déséquilibré pour les pêches et nectarines, avec un repli de moins de 4 %. Le melon rebondit en août, grâce à des disponibilités moindre : 17,1 % de plus sur un an, après une chute de 38,2 % en juillet.

« Après une baisse importante par rapport aux prix moyens de 2012-2016 en juillet 2017, les cours des légumes d’été se rapprochent en août des niveaux moyens, tout en demeurant en deçà des prix de 2016 depuis mars 2017, ajoute le ministère.

En viandes, le prix du porc continue de reculer en août, de 1 %. Il a chuté de 15,3 % depuis avril et de 1,3 % sur un an, en raison notamment d’une demande chinoise ralentie. Le cours des gros bovins augmente sur en août de 0,3 %, et gagne 5,9 % sur un an.

« La hausse sur un an et par rapport à la moyenne de 2012-2016 des cours des animaux de boucherie est tempérée par la poursuite, depuis juin dernier, de l’effritement des prix des porcins », constate Agreste. Les prix des ovins se contractent sur un mois, mais restent supérieurs à l’an passé à la même période.

Le prix du lait poussé par le beurre

Les hausses sont marquées en lait et en œufs. « Le prix du lait de vache s’accroît de 19,1 % sur un an en juillet et celui des œufs de 33,9 % en août, indique l’Insee. La forte demande mondiale de beurre explique la nouvelle hausse du prix du lait. La demande d’œufs d’origine française a quant à elle été stimulée par la crise du fipronil ». Selon le ministère aussi, les cours des œufs ont été peu pénalisés par le scandale du Fipronil, et sont supérieurs de plus du tiers à leur niveau de 2016.

Les prix d’achat des moyens de production restent stables sur un mois. « L’énergie augmente plus nettement qu’en juillet, hausse en partie compensée par une nouvelle baisse des prix des aliments pour animaux, commente l’Insee. »