Estimée à 130 000 tonnes, la production nationale de poires en 2018 devrait être équivalente à celle de 2017. Des disparités sont cependant à prévoir entre l’est et l’ouest de la France, souligne Agreste, le service de la statistique du ministère de l’Agriculture, dans une note parue le 16 juillet 2018.

De fortes disparités régionales

Dans la Région Paca, si la végétation présente un retard d’une dizaine de jours, la production de poires est prévue dans la normale. Dans la vallée du Rhône, elle s’annonce supérieure à celle de 2017.

Dans le Languedoc et Roussillon, le climat frais et humide du printemps a perturbé la floraison. La récolte de poires devrait diminuer sur un an. Dans les Pays de la Loire, bien que les surfaces progressent sur un an, la production de poires diminuerait de 4 %. Les rendements en poires d’hiver sont prévus en net recul de 20 %. Dans la Région Centre-Val de Loire, la production reculerait aussi par rapport à 2017 de 12 %.

Le chiffre d’affaires progresse toujours

En 2017-2018, le chiffre d’affaires national de la poire progresse pour la troisième campagne consécutive de 3 % sur un an et de 11 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. La production nationale de 2017 enregistre de son côté une légère hausse sur un an en étant proche de la moyenne de 2012 à 2016, les poires ayant été relativement épargnées par les aléas climatiques.

En Europe, la production a été faible, avec une baisse de 4 % par rapport à la moyenne sur cinq ans. Aux Pays-Bas, deuxième pays producteur européen, la production a chuté de 18 % sur un an.

Sur la campagne, de juillet 2017 à mars 2018, les volumes de poires exportés ont regagné 17 % sur un an, mais se situent 35 % au-dessous de la moyenne de 2012 à 2016.

Rosanne Aries