Dans un document en anglais publié le 3 janvier 2021, la Commission européenne s’est prêtée à l’exercice de la perspective agricole à l’horizon de 2031 dans l’Union européenne.

> à lire aussi : La production européenne de céréales en berne dans dix ans (06/01/2021)

Augmentation des surfaces et des rendements

Selon ses estimations, la production de protéagineux (pois, féveroles, lentilles, pois chiches et autres légumineuses sèches) « devrait augmenter de manière significative, grimpant de 33 % pour atteindre 5,2 millions de tonnes en 2031 ». Cela s’expliquerait à la fois par :

  • Une augmentation des surfaces : +19 % en dix ans, pour atteindre 2,4 millions d’hectares en 2031. « L’environnement politique favorable, les bonnes perspectives de marché et les avantages agronomiques de la culture des protéagineux devraient garantir qu’ils continuent d’être inclus dans la rotation », considère la Commission. En France, le gouvernement a lancé en septembre 2020 son « plan protéines » ;
  • Une augmentation des rendements : +14 %, grâce à l’amélioration de la génétique et des pratiques agricoles.

À lire aussi : Comment les cent millions du plan protéines seront répartis (01/12/2020)

Baisse des importations

La consommation intérieure pourrait, elle, croître de 14 % au cours des 10 prochaines années et atteindre 5,6 millions de tonnes en 2031. « L’essentiel de la croissance devrait provenir de l’utilisation des protéagineux pour l’alimentation animale (+24 % par rapport à 2021) », indique la Commission.

Bruxelles précise par ailleurs : « La production devant croître plus vite que la consommation, les importations de protéagineux devraient baisser d’environ 37 %. » La dépendance à l’égard des importations devrait passer de 25 % de la consommation (taux actuel) à 14 % en 2031.

Hélène Parisot