Le rapport publié le 21 novembre 2017 par la banque spécialisée dans l’alimentation et l’agroalimentaire, cite la National oceanic and atmospheric administration, basée aux États-Unis. Selon cette dernière, il y a jusqu’à 75 % de risque que les conditions de La Niña se renforcent et se prolongent cet hiver dans l’hémisphère Nord. Le phénomène pourrait entraîner une chaleur et une sécheresse extrêmes dans les zones céréalières du continent américain et des inondations dans les plantations d’huile de palme en Asie.

Conséquences sur l’offre

La Rabobank affirme que si les stocks mondiaux sont historiquement bien approvisionnés, les bilans se resserrent, exacerbant l’impact potentiel de ce phénomène climatique. « Historiquement, les stocks mondiaux de céréales et d’oléagineux sont élevés, ce qui maintient un environnement relativement favorable des prix », estime Stefan Vogel, responsable des marchés agroalimentaires de la Rabobank et coauteur du rapport.

« Mais il y a des incertitudes et les approvisionnements ne sont pas suffisants pour maintenir les prix si un événement majeur comme La Niña perturbait des zones agricoles majeures, comme les États-Unis et l’Amérique du Sud, poursuit-il. Cela risque de provoquer une baisse de l’offre qui se répercutera sur les prix alimentaires, tandis que le coût en hausse du transport et les fluctuations potentielles des devises créent des risques à la hausse. Les producteurs doivent anticiper pour gérer ces risques. »

F.M.