En avril 2017, les prix des produits agricoles à la production et des produits alimentaires sont plus hauts que ceux de l’an dernier à la même période, de 6,4 %. Mais la dynamique haussière, entamée à la mi-2016, s’essouffle un peu. Tel est le constat du ministère de l’Agriculture qui, dans une note de conjoncture Agreste publiée ce 1er juin 2017, note que seuls les vins sans appellation (–9 %), les volailles (–2 %) et les légumes (–3,8 %) n’ont pas connu de hausse.

Du mieux pour les grains

Bien qu’en retrait par rapport aux prix moyens de 2012 à 2016, les cours des céréales et des oléagineux sont en progression sur un an. Les cours des grandes cultures se contractent légèrement en avril. « Ceux des céréales reflètent à la fois l’abondance des disponibilités mondiales, élément baissier des cours, et les inquiétudes quant aux effets du stress hydrique en Europe sur les prochaines récoltes, facteur plutôt haussier », indique la note. Les prix des oléagineux souffrent d’une baisse des cours des huiles.

En avril, les tarifs des fruits augmentent par rapport 2016 le même mois. « Tout en se maintenant presque à l’équilibre des cours moyens de 2012 à 2016, les prix des légumes se replient sur un an sous l’impact des cours des choux-fleurs et de la laitue », ajoute le ministère.

Les cours des animaux de boucherie bondissent

En avril toujours, les cours toniques des gros bovins et des porcins contribue à orienter les cours de l’ensemble des animaux de boucherie à la hausse, de près de 10 % sur un an, et par rapport aux prix moyens d’avril 2012 à avril 2016. « Le rebond des prix des gros bovins, enregistré depuis le début de l’année 2017, continue en avril, hissant les prix au-dessus de ceux de 2016, précise le ministère. L’embellie sur les cours du porc se poursuit, grâce au marché asiatique et une production européenne en baisse. »

Du côté des veaux et des ovins, les prix remontent en mars, notamment grâce à Pâques. « Le repli des cours de ces produits s’atténue sur un an et par rapport aux prix moyens de 2012 à 2016 », indique le ministère.

Toujours pénalisés par la crise aviaire, les prix de la volaille diminuent sur un an et par rapport à la moyenne des cinq dernières années. La demande et le commerce extérieur restent moroses. « Dans un contexte de reprise de la production, les cours des œufs se maintiennent en nette hausse sur un an par rapport à des cours de 2016 assez bas et légèrement au-dessus du niveau moyen », complète la note.