Selon les estimations au 1er novembre, publiées le 14 novembre 2017 dans une note Agreste du ministère de l’Agriculture, la production nationale de pommes en 2017 affiche un volume de 1 447 000 tonnes. Elle a été affectée par des épisodes de gel en avril, ce qui expliquerait la baisse de 4 % par rapport à la récolte déjà faible de 2016. Parallèlement, la récolte européenne décroche de 21 % sur un an, et serait la plus faible depuis 10 ans.

« Malgré des défauts visuels sur certains fruits, conséquence du gel d’avril, la qualité est au rendez-vous (calibres et taux de sucre élevés dans les régions de l’Ouest) », assure le ministère.

La campagne de commercialisation débute en août avec dix jours d’avance. « Le marché connaît une faible activité en pommes précoces en raison de la concurrence des autres fruits (pêches et raisins), dont la consommation est portée par des températures caniculaires », rapporte la note Agreste.

Les exportations restent freinées par la présence de stocks de pommes européennes ou de l’hémisphère Sud, qui retardent les ventes. Au 1er juillet, les stocks français ou européens de pommes étaient supérieurs de 18 % à ceux de la fin de la campagne précédente.

Les tarifs augmentent

En septembre, avec la fin de la campagne des fruits à noyaux et du melon, la demande se déplace sur les fruits à pépins, notamment la pomme. Les cours dépassent de 6 % ceux de 2016.

En octobre, les températures clémentes rendent le marché peu actif en France. Les exportations vers les pays du nord de l’Europe sont dynamiques, tout comme les ventes vers la transformation. La production étant ralentie, les cours d’octobre sont au-dessus de 2016, de 2 %.