L’Algérie représentait la première destination pour l’exportation de pommes françaises vers les pays tiers avant 2015. Cependant, les volumes vendus s’étiolent peu à peu. Lors de la campagne de 2014-2015, la France exportait près de 80 000 t de pommes vers l’Algérie, en 2015-2016, ce n’était plus que 12 000 t. « Cette fonte des volumes importés est principalement due à la baisse du prix du pétrole qui met en difficulté l’économie algérienne », explique Daniel Soares, responsable du marketing international chez Interfel.

Développement de la production algérienne

« Le gouvernement algérien a mis en place une politique de préférence nationale ce qui lui permet de développer sa production nationale de pommes », poursuit-il. La délivrance des licences pour la campagne 2016-2017 étant actuellement dans les mains du premier Ministre, les volumes sont encore inconnus et les exportations françaises vers l’Algérie pour le moment bloquées. « Cette situation complique fortement la campagne de commercialisation. D’autant plus que l’embargo russe nous met déjà en difficulté », s’inquiète Daniel Soares.

La Région Paca en difficulté

Le président de la Région de la Provence-Alpes-Côte d’Azur, Christian Estrosi, a demandé au Premier ministre d’« intervenir auprès de son homologue algérien en urgence », pour délivrer un « quota de 20 000 tonnes de pommes des Alpes au minimum ». Il précise dans un communiqué diffusé le 18 février 2017 que le débouché algérien représente « plus de 40 % des ventes de pommes des Alpes ». Ce quota permettrait « la survie des exploitations alpines qui connaissent des problèmes de trésorerie très importants ».

Le Premier ministre algérien, qui devait délivrer ses quotas d’importation dimanche dernier, le 19 février 2017, a demandé un délai de 15 jours supplémentaires.

C.L.J.