Dans une note de conjoncture Agreste publiée le 23 avril, le ministère de l’Agriculture constate que la production française de pommes est en recul de 3 % par rapport à l’année dernière. « Essentiellement pénalisée par le gel au printemps, c’est la plus faible production des dix dernières années après 2012, également touchée par le même aléa climatique. » Le gel a plus durement touché l’Italie, l’Allemagne, la Belgique et la Pologne : la production européenne a chuté de 21 % par rapport à 2016.

Conséquence : un fort rebond des exportations françaises en volume vers l’Union européenne (+9 % sur un an), et particulièrement vers l’Allemagne (+100 %), l’Italie (+44 %) et les Pays Bas (+36 %).

Une diminution des exportations vers les pays tiers (–15 %) est également notée sur la même période. Cela s’explique principalement par le recul de la demande du Moyen-Orient (Émirats arabes unis et Arabie Saoudite), où le pouvoir d’achat a diminué avec le prix du pétrole.

Hausse du chiffre d’affaires national

Bien que la consommation sur les mois d’août et de septembre ait été fortement concurrencée par les fruits d’été, la demande s’est intensifiée au début de l’année 2018 avec la fraîcheur des températures. La baisse des stocks qui s’en est suivie a soutenu les cours en février et en mars, à plus de 20 % au-dessus de la moyenne des cinq dernières campagnes (+12 % sur les sept premiers mois de 2017-2018). Et malgré une production à la baisse, le chiffre d’affaires national s’accroît (+7 % par rapport à l’année dernière), notamment en Aquitaine (+27 %). Il baisse en revanche dans la vallée du Rhône (–4 %) et en Paca (–1 %), à la suite d’une production en forte diminution.

H.P.