« Fin septembre 2016, les stocks de pommes sont inférieurs de 42 % à ceux de 2015, calcule Agreste dans sa note publiée le 24 octobre 2016. Cette baisse des stocks en chambres froides s’explique essentiellement par le retard de la récolte en 2016, évalué selon les régions entre une à deux semaines. »

Le marché de la pomme peu actif en début de campagne

Le service statistique du ministère constate que la campagne de commercialisation 2016- 2017 commence en retard dans le Sud-Est. Et le marché s’est montré peu actif pour la variété Gala, les consommateurs préférant acheter des pêches ou du raisin en raison des « températures caniculaires ». La demande française s’est activée fin septembre.

« Les départs vers le Moyen-Orient et l’Asie se font de manière régulière (Gala), poursuit le ministère. Le marché à l’exportation rentre en concurrence avec les pommes italiennes sur le marché européen. Les cours de septembre dépassent la moyenne 2011- 2015 de 2 % (+14 % pour la Gala, tirés notamment par la demande à l’exportation). »

La demande de poires augmente en août

Concernant les poires, les stocks fin septembre 2016 sont inférieurs de 39 % à ceux de 2015. Là encore, c’est le retard de la récolte, d’une à deux semaines, qui expliquerait cette chute. « Après un début de campagne 2016-2017 peu actif, la demande augmente en août, tant sur le marché intérieur que sur l’Europe », observe Agreste.

Conséquence, « les cours en début de campagne des poires d’été (Guyot) sont très soutenus (+ 30 % comparés à 2015 et + 22 % par rapport à la moyenne 2011-2015), conséquence d’une production déficitaire et d’une demande active. En septembre, la demande est concurrencée par celle des fruits d’été, en raison de températures élevées pour la saison. »

L’offre déficitaire en poires William’s a permis de maintenir les cours (+ 22 % comparés à la moyenne 2011-2015). « Pour les premières poires d’automne, les cours sont relativement moins soutenus (+ 3 % par rapport à la moyenne 2011-2015). »