Selon les estimations encore provisoires du ministère de l’Agriculture publié le 28 novembre 2019, cette hausse s’inscrit dans un contexte de récoltes en augmentation en France de 6 % sur un an et de 2 % par rapport à la moyenne des cinq dernières années.

Un cours en berne

Avec une météo automnale plutôt clémente, la demande en pommes est moins dynamique sur le marché national qu’à l’extérieur de l’Hexagone. Les prix moyens sur les trois premiers mois de campagne de 2019-2020 (août à octobre 2019) fléchissent par rapport à ceux de 2018, mais s’établissent au-dessus des cours moyens de 2014 à 2018, conséquence mécanique de l’augmentation de la production française.

© Ministère de l’Agriculture

Une exportation tournée vers les pays tiers

Sur la période de juillet à septembre 2019, les volumes à l’exportation vers l’Union européenne baissent sur un an (–13 %) et se situent 43 % au-dessous de la moyenne de 2014 à 2018. Au début de la campagne, les volumes exportés se redressent sur un an vers les pays tiers (+28 %), après leur chute lors de la campagne précédente. Ils restent néanmoins inférieurs de 20 % à leur niveau moyen quinquennal. La demande est particulièrement bien orientée vers le Moyen-Orient ou l’Asie, où les stocks chinois de l’ancienne campagne sont au plus bas.

R.H.