Dans un communiqué de presse paru le 13 décembre 2021, l’UNPT (Union nationale des producteurs de pommes de terre) estime que les hausses des contrats de 2022 sont « insuffisantes pour rattraper les baisses appliquées sur les prix de contrats en 2021 […] et les augmentations de charges de l’année 2022. »

Comme le soulignait déjà le NEPG (représentant les principaux pays producteurs du Nord-Ouest européens) le 19 novembre 2021, l’UNPT estime que ces hausses devraient se situer entre 30 et 40 euros par tonne « pour permettre aux producteurs de répondre positivement aux questions et enjeux proposés ».

Le syndicat note une progression de la demande industrielle en pommes de terre en 2022-2023, avec une trajectoire de développement en volumes et en surfaces de la part des usines.

Hausse des coûts de production

L’UNPT s’inquiète de la « forte hausse depuis plusieurs mois » des coûts de production en pommes de terre (énergies, carburants, engrais, consommables…). Et « rien ne permet de dire ce qu’il en sera au printemps prochain au moment des plantations », précise le syndicat.

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Concurrence entre les cultures

Autre sujet d’inquiétude : la concurrence entre les différentes cultures. « Le prix des productions agricoles (céréales, oléagineux, etc.) a rarement été aussi élevé et va emmener les producteurs à arbitrer leurs assolements sur la base de paramètres inhabituels », anticipe l’UNPT pour qui la progression des surfaces de pommes de terre sera « certainement affectée par cette nouvelle donne ».

Isabelle Escoffier