La récolte nationale de 2020 sera moins abondante que celle de l’année précédente et que la moyenne allant de 2015 à 2019, avec respectivement –9 % et –8 %. Ces estimations ont été relevées au 1er juillet, et publiées par Agreste, dans sa note d’Infos rapides du 10 juillet 2020. L’organisme de la statistique précise que « la production dépendra pour partie des calibres des fruits à la récolte ».

L’alternance est importante dans la plupart des bassins de production cette année, et plus particulièrement pour la variété Golden. Celle-ci devrait chuter de 16 % sur un an.

« L’éclaircissage a été faible [et] le grossissement des fruits est en avance de dix jours par rapport à 2019 », précise Agreste.

La production française de pommes de table en 2020 serait en baisse de 9 % sur un an et de 8 % par rapport à la moyenne quinquennale. © Agreste

La majorité des régions productrices est concernée

Les récoltes dans la vallée de la Garonne et la vallée du Rhône seraient en repli sur un an, avec respectivement –5 % et –9 %. « La charge des arbres est réduite, conséquence de l’alternance, d’une nouaison déficitaire [et] d’une floraison déficiente », explique Agreste.

En Aquitaine et dans le Limousin, une chute de la récolte est attendue, avec –28 % sur un an et –23 % par rapport à la moyenne de 2015 à 2019. Les calibres devraient être élevés. Dans une moindre mesure, la production dans les Pays de la Loire est, elle aussi, prévue inférieure à celle de 2019 avec –8 %, tout comme les surfaces.

Les Régions Paca, Centre-Val de Loire et Languedoc-Roussillon seraient, quant à elles, épargnées par la baisse de production. Pour la première, la récolte resterait stable par rapport à 2019, mais inférieure de 5 % à la moyenne de 2015 à 2019 pour la troisième année consécutive. Dans le Centre-Val de Loire, la récolte serait en hausse de 2 % sur un an, la production précédente ayant été fortement impactée par le gel. L’alternance est marquée pour la golden dans les deux Régions, notamment dans les Alpes où la production chuterait de 20 %. Dans le Languedoc-Roussillon, malgré une floraison réduite, la production est prévue en hausse de 4 % sur un an.

R.B.