Le 23 mars est parue la dernière note Agreste. Le ministère y détaille l’état des stocks de pommes et de poires à la fin de février. Celui de la pomme souffre d’une récolte en recul, abaissant les disponibilités de 6 % par rapport à l’an dernier. La tendance est identique en Europe, où les stocks au 1er janvier seraient inférieurs de 28 % à ceux de 2017, à la même date.

Sur janvier et février, la demande dope le marché. Face aux disponibilités en baisse, les cours ont bondi de 21 %, en février, par rapport au niveau de l’an passé.

Les exportations vers l’Europe font monter les prix. Car elles progressent de 10 %, dans un contexte de faibles récoltes européennes, conséquence d’un printemps froid, voire gelé. « Cette hausse concerne surtout les pays du nord de l’Europe, notamment l’Allemagne où les exportations doublent en un an, atteignant 47 232 tonnes », indique le ministère.

Les envois vers les pays tiers tendent à ralentir. Ils perdent 14 % sur un an, et décrochent de 34 % par rapport à la moyenne de 2012 à 2016, en raison notamment d’une parité euro/dollar défavorable.

Le marché se fend la poire

En poire aussi, le niveau des stocks vient à baisser. Il s’est amenuisé en janvier en raison de sorties importantes en comice, et est inférieur de 11 % au niveau de la fin de février 2017. Pourtant, en Europe, les disponibilités sont les mêmes que l’an passé.

En août, les cours de la poire d’été marquent un repli. Ils sont en baisse de 4 % par rapport à 2016, mais 10 % au-dessus de la moyenne des prix de 2012 à 2016. « En septembre, la baisse des volumes de fruits d’été commercialisés a favorisé la consommation de poires, poursuit le ministère. Les cours ont été relativement soutenus : 11 % de plus par rapport à la moyenne de 2012 à 2016. L’offre réduite en williams a permis ce soutien. »

En octobre sont vendues les dernières williams. La comice prend le relais, et les cours continuent d’être soutenus par rapport aux années précédentes, en novembre, puis en décembre.

De juillet à janvier, les exportations bondissent. Sur ces sept premiers mois de campagne, les volumes envoyés gagnent 21 % sur un an. Néanmoins, ils sont 36 % en deçà de la moyenne de 2012 à 2016.