« Rendements satisfaisants », « bonne nouvelle » année, « cultures particulièrement saines » (1). C’est en ces termes que Terres Inovia (institut technique) et Terres Univia (interprofession) évoquent la campagne 2016-2017 de pois protéagineux, dans un communiqué paru le 7 août 2017.

« En dépit de conditions climatiques très chaudes en floraison qui ont limité la mise en place de hauts potentiels, avec des surfaces en hausse de 23 %, la récolte de pois mise en commercialisation devrait approcher les 500 000 tonnes », indiquent les professionnels. Au total, la production de protéagineux (pois, fèves, féveroles, lupin) s’établirait à 1Mt, soit 30 % de plus qu’en 2016, et 24 % de plus que la moyenne quinquennale.

Près de 40 q/ha de moyenne

L’interprofession estime les « rendements moyens [sont] de l’ordre de 40 q/ha, avec des pointes à 60 q/ha » pour le pois. La féverole a, elle, été « plus impactée par les fortes chaleurs du début de l’été » et aurait des rendements « en retrait d’au moins 3 à 5 q/ha ». Le dernier point du ministère de l’Agriculture estimait un rendement moyen de 37,7 q/ha pour les pois et de 30,3 q/ha pour les fèves et féveroles.

Sur son site, Terres Inovia fait le bilan de la campagne pour la zone nord-est du pays. « Les secteurs favorables, ayant bénéficié de précipitations fin mai/début juin (à floraison) ont des rendements estimés entre 45 et 55 q/ha. Pour les secteurs moins favorisés, ayant subi le gel tardif (mi-avril) et la sécheresse en début floraison, les rendements oscillent entre 20 et 30 q/ha », nuance l’institut technique.

Les producteurs sont par ailleurs toujours invités à participer à l’enquête de Terres Inovia sur les rendements de pois en renseignant leurs résultats et leur contexte.

Économies d’azote et gain de rendement en blé suivant

Les résultats 2017 sont considérés comme « encourageants pour mobiliser les producteurs à poursuivre leur introduction dans les assolements ». Et de rappeler l’effet précédent qu’apporte un pois protéagineux : « depuis plusieurs années, les effets positifs de ces cultures sur la production de céréales à suivre sont bien caractérisés, notamment le blé : 30 à 40 unités d’azote en moins à apporter et un rendement supérieur de 7 quintaux en moyenne ».

A.Cas.

(1) L’année dernière, les rendements des pois ont été plombés par un mauvais état sanitaire. Cette année, pour la partie nord-est du pays du moins, Terres Inovia ne fait état que de quelques « foyers de bactériose dans certaines parcelles ».