Dès le début, les cours de la campagne de 2017-2018 étaient inférieurs à la moyenne de 2012 à 2016. Selon le ministère de l’Agriculture, qui publie une note Agreste le 25 janvier 2018, l’offre s’est écoulée difficilement au printemps et en été, en dépit d’une progression des exportations. La demande s’est tournée vers les légumes d’été.

Début de campagne difficile

Le poireau a été déclaré en crise conjoncturelle par le Réseau des nouvelles des marchés au cours de la première décade de juillet. « Malgré le regain de fermeté d’août en lien avec la fin de la campagne de primeurs, les cours ont continué de s’inscrire en dessous de la moyenne de 2012 à 2016 jusqu’en novembre : de 8 % en moyenne », détaille le ministère.

Les prix se sont repliés avec la progression de la récolte automnale, les températures clémentes qui ne stimulent pas la consommation, et la concurrence belge. « En décembre, les prix parviennent toutefois à rejoindre le niveau de la moyenne de 2012 à 2016 mais sont inférieurs de 18 % aux prix de décembre 2016 », reprend la note.

Des importations à moitié belges

Sur les sept premiers mois de la campagne, en données cumulées, les importations atteignent 14 000 tonnes, dont la moitié provient de la Belgique. Elles ont augmenté de 11 % sur un an. Les exportations, avec 6 700 tonnes, gagnent 19 %. Le déficit des échanges s’est légèrement creusé par rapport à 2016.

Quelque 4 970 ha ont été implantés au cours de la campagne de 2017-2018, soit une légère hausse : de 1 % sur un an. Selon les prévisions établies au 1er janvier 2018, la production nationale affiche 162 930 tonnes, et augmente de 4 % sur un an. « Les volumes de poireaux récoltés depuis le début de la campagne sont supérieurs à ceux de 2016-2017, avec notamment une nette progression en novembre sur un an, » ajoute le ministère.