Selon les chiffres du ministère de l’Agriculture publiés le 12 juillet 2019, la production de poires de table reculerait légèrement sur un an, mais avec des variations selon les variétés. La production serait en baisse en poires d’été Williams à l’inverse des variétés d’automne et d’hiver, prévues en hausse sur un an.

La production diminuerait dans le Centre, dans la Région Paca et en Occitanie

En Paca, la floraison et la nouaison ont été perturbées par un climat défavorable (gel, pluies, grêle et tempêtes de vent). On observe de nombreuses chutes de fruits en williams et une faible nouaison en guyots. Le déficit serait plus marqué dans les vallées alpines, consécutivement à des gelées noires. La canicule de juin a freiné le développement des fruits.

Dans le Languedoc et le Roussillon, la production de la variété Williams recule, conséquence de gelées printanières, de vent et d’attaques de pucerons.

Dans la Région Centre-Val de Loire, la production reculerait par rapport à 2018 (–21 %). Cette baisse découle de dégâts de gel en avril et mai.

Elle progresserait dans les Pays de la Loire et la vallée du Rhône

Dans la vallée du Rhône, la production de poires s’annonce supérieure à celle de l’année dernière. L’épisode de grêle du 15 juin a épargné la production régionale, le gros des vergers étant situé hors du périmètre touché. Le mois de juin, chaud et pluvieux, favorise le calibre des fruits. Dans les Pays de la Loire, la production de poires augmenterait de 18 % sur un an, notamment pour la variété Angelys.

Dans toutes les régions, les surfaces en production seraient stables, sauf dans les Pays de Loire où elles progressent sur un an, surtout en poires d’hiver.

R.H.