Dans un communiqué de presse paru le 22 avril 2021, la Confédération paysanne a réagi à la publication, le 15 avril, d’une tribune du journal Le Monde : Christiane Lambert, présidente de la FNSEA (1), et Éric Lelong, président de InterApi (2), avaient donné une position commune quant au futur plan pollinisateurs prévu par le gouvernement.

Garder le lien entre agriculture et apiculture

Dans cette tribune, les deux présidents ont souligné la complémentarité des activités agricoles et apicoles, et même leur interdépendance, avec « des solutions constructives et partagées » déjà existantes et ayant « prouvé leur efficacité ».

Ils ont insisté « pour que le futur plan concernant les pollinisateurs proposé par le gouvernement consolide ce dialogue et permette aux agriculteurs et aux apiculteurs d’accroître ce travail en bonne intelligence ».

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Une « bavure » qui ne doit pas se reproduire

La Confédération paysanne s’est dit « profondément choquée que les signataires de cette tribune syndicale aient impliqué l’interprofession apicole, InterApi », en évoquant le fait que cette dernière n’ait pas du tout la même position que la FNSEA sur le sujet.

« Plusieurs membres de l’interprofession, dont la Confédération paysanne, ont interpellé le président d’InterApi sur cette bavure qui n’aurait pas dû être et ne doit en aucun cas se reproduire », ajoute le communiqué de presse.

Le syndicat rappelle enfin « l’urgence à sauver la filière apicole et la biodiversité », et la nécessité de prendre en compte les enjeux sociaux, économiques et environnementaux dans une approche systémique pour y parvenir.

La Confédération paysanne propose ainsi son « projet d’agriculture paysanne » qui permettra, selon elle, un « plan de sortie des pesticides cohérent ».

Charlotte Salmon

(1) Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles.

(2) Regroupement des acteurs professionnels de la filière apicole.