Le plan de relance gouvernemental prévoit une enveloppe de 10 millions d’euros (50 €/t au maximum) afin de favoriser les dégagements de pommes de terre rendues excédentaires du fait de la crise du coronavirus, vers des débouchés non-alimentaires (alimentation animale, méthanisation, compostage). L’autoconsommation est exclue du dispositif. Les discussions concernant ses modalités et son organisation sont toujours en cours.

« Nous espérons une réponse d’ici à la fin de la semaine prochaine, indique Loïc le Meur de l’UNPT à La France Agricole ce 30 juin 2020. Beaucoup de producteurs sont impatients de savoir qui sera réellement éligible (tous les producteurs, tous les volumes à dégager, etc. ?) et quel sera le montant exact de l’aide pour chacun. » Il indique qu’a priori ce sera à chaque producteur de déclarer les volumes à dégager et ceux qui l’ont déjà été, et de postuler à l’aide.

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Débouchés éligibles et justificatifs

L’UNPT recommande aux agriculteurs concernés de « mettre en place, sans attendre, les opérations de dégagement vers les débouchés éligibles pour les volumes restant dans leurs stocks, en produisant les justificatifs correspondants.

Le syndicat encourage aussi les producteurs à « conserver tous leurs justificatifs (facture détaillée, bon de livraison, bon de pesée, attestation comptable, etc.) correspondants à des dégagements qu’ils auraient d’ores et déjà réalisés vers ces débouchés éligibles. »

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Calibrer les volumes à dégager

Les producteurs sont invités à remplir un questionnaire indiquant le volume de pommes de terre encore à dégager, afin qu’ils reçoivent de la part du syndicat, « dès qu’elles seront définies par le ministère, les modalités d’éligibilité et d’organisation de ce dispositif. » Et d’ajouter : « Les données collectées permettront également de mieux calibrer et d’accompagner les actions à mettre en place dans ce cadre. »

Mise en connexion

« L’objectif est de mettre en connexion les producteurs de pommes de terre avec les demandes d’éleveurs par exemple, précise Loïc le Meur. 100 000 à 150 000 t sont encore stockées dans les exploitations. Or les pommes de terre ne sont pas éternelles. » Et de lourdes opérations de nettoyage des stockages sont à prévoir avec la disparition du CIPC (chlorprophame) utilisé pour le contrôle de la germination des pommes de terre.

I.E.