Près de 800 tonnes de pesticides « non conformes » importés de la Chine et destinés aux producteurs européens de fruits et légumes ont été saisies en Belgique dans le cadre d’une enquête conjointe de la justice et de l’administration belge.

« Il s’agit notamment d’un herbicide à base de bentazone, utilisé pour cultiver entre autres oignons, haricots et échalotes, et d’un fongicide dont la substance active est le captan, employé dans la culture des pommiers et poiriers », a indiqué à l’AFP une porte-parole de l’Agence belge pour la sécurité de la chaîne alimentaire (Afsca), Stéphanie Maquoi. « Ces pesticides, “non conformes ou suspects”, étaient importés de la Chine et de l’Inde via le port d’Anvers », selon un communiqué l’Afsca.

« Cette saisie a été réalisée dans le cadre d’une enquête menée en coopération avec le parquet d’Anvers sur la présence de substances non conformes ou suspectes dans des produits phytopharmaceutiques, herbicides et fongicides, destinés à des usages professionnels », a-t-on ajouté de même source.

Danger potentiel pour les professionnels

Une société basée en Belgique est soupçonnée de ces importations « non conformes ». Après le blocage complet de ses produits, elle ne sera autorisée à les remettre sur le marché que sous certaines conditions (analyses, certificats de conformité, etc.).

Le parquet d’Anvers a indiqué que les pesticides utilisés dans la culture des fruits et légumes en Belgique et dans d’autres pays européens « pourraient potentiellement présenter un risque pour la santé publique ». Le danger potentiel concerne les professionnels utilisant les produits et non le consommateur, a nuancé Stéphanie Maquoi. « On a fait des analyses de risques, on sait qu’il n’y a pas de danger pour le consommateur », a en effet affirmé la porte-parole de l’Afsca.

« Les lots de pesticides (778 tonnes d’après l’Afsca) ont été saisis lors de trois perquisitions menées le 13 mars sur trois sites de la société ciblée, deux en Flandre (nord) et une à La Louvière, en Wallonie (sud) », a-t-il été encore précisé. L’enquête est dirigée par un juge d’instruction d’Anvers. Aucune précision n’a été donnée sur d’éventuelles interpellations.

AFP