« Je tiens à dire dans cet Hémicycle qu’il est hautement regrettable que des parlementaires s’en prennent à l’Anses, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, alors que son expertise et son niveau d’indépendance ne sont plus à prouver. Si les parlementaires ne font plus confiance à la science, ne savent plus distinguer les notions de risque et de danger, où allons-nous ? » a-t-il commencé son intervention, en tant que représentant du ministre de l’Agriculture Didier Guillaume,.

Des phytos en bio

« Je sais que, pour certains, tous les moyens sont bons pour interdire tous les produits phytosanitaires », a-t-il déclaré, faisant référence au glyphosate, aux SDHI ou encore aux ZNT de 150 mètres décidées par les maires. « Faut-il rappeler que près de 25 % de la quantité totale de substances actives est constituée de produits dits naturels, utilisables en agriculture biologique ? »

En guise de conclusion, il s’est positionné en défenseur de l’agriculture : « Le président de la République a dit que notre agriculture était une agriculture d’excellence, qui doit certes bouger, mais également être défendue haut et fort. »

Cette déclaration fait suite à une série de questions de la députée Delphine Batho (Deux-Sèvres) portant notamment sur l’« échec complet » des plans Ecophyto. Elle s’est appuyée sur le référé de la Cour des comptes à ce sujet, daté du 27 novembre 2019 et publié le 4 février. Elle a réagi aux propos de Laurent Nuñez en assurant que les agriculteurs étaient les premières victimes des produits phyto. « Hélas, chacun aura compris le sens de votre réponse : tout continue comme avant et la santé publique demeure secondaire », a-t-elle répondu.

H. Parisot