Selon le site de la Commission, Bayer a présenté ces concessions vendredi dernier, le 2 février 2018. La date butoir pour que l’exécutif européen prenne une décision sur cette fusion est désormais fixée au 5 avril. Il s’agit d’une date provisoire qui peut toujours être étendue, notamment si des informations supplémentaires sont nécessaires.

Répondre aux attentes de la Commission

Bayer a de son côté confirmé, dans un courrier électronique à l’AFP, avoir fourni des « concessions significatives », espérant dissiper les inquiétudes de la Commission. À l’instar de l’exécutif européen, le groupe de chimie-pharmacie allemand n’a donné aucun détail sur ces concessions.

Selon une source proche du dossier, une version non confidentielle des solutions proposées vendredi par Bayer va être envoyée cette semaine par la Commission européenne aux parties tiers qui ont émis des réserves quant à cette union. Elles pourront ainsi dire si elles jugent ces concessions suffisantes.

« Les remèdes proposés par Bayer ont été soumis après un intense processus de discussion ces dernières semaines avec l’exécutif européen, qui avait réclamé avant Noël de nouvelles concessions » au groupe allemand, a précisé cette même source à l’AFP.

« Un gros paquet » sur la table

Parmi les concessions offertes, l’une d’entre elles est une proposition de désinvestissement dans le marché des semences, où Bayer comme Monsanto sont actifs, a détaillé la source sous couvert de l’anonymat, précisant toutefois que l’acheteur « n’avait pas encore été trouvé ».

Les remèdes sur la table sont « un gros paquet, il y a encore d’autres choses », a-t-elle poursuivi sans vouloir en dire davantage. Le 13 octobre 2017, Bayer a déjà annoncé une première concession pour pouvoir convoler avec Monsanto : la vente pour près de 6 milliards d’euros d’activités agrochimiques à BASF.

AFP