« Générations Futures cherche à créer une vague médiatique anti-fongicides SDHI », déplore le collectif Sauvons les fruits et légumes dans un communiqué paru le 24 avril. Le matin du même jour, l’ONG Générations Futures demandait à l’Anses de suspendre les autorisations de mise sur le marché des produits à base de SDHI, à la suite d’une tribune publiée au début de la semaine par plusieurs scientifiques. Ceux-ci avaient alerté sur les risques potentiels pour la santé humaine et l’environnement de l’usage de ces fongicides.

S’en remettre aux autorités sanitaires

Le collectif Sauvons les fruits et légumes rappelle que les conditions d’emploi des fongicides SDHI par les producteurs, et notamment le boscalid, se font toujours selon les normes françaises et européennes. Les producteurs de fruits et légumes « ne font confiance qu’à l’expertise des autorités sanitaires » (donc de l’Anses) pour décider de l’avenir de ces substances, estime encore le collectif, qui dénonce les « pseudo-études » de l’ONG Générations Futures.

Même son de cloche chez BASF, qui produit la substance active boscalid. La firme dénonce « une attaque sans aucun fondement scientifique de la part de l’association environnementaliste Générations Futures ». Elle se dit également « confiante » sur la solidité des données fournies dans le dossier de renouvellement et sur le prolongement du délai d’approbation de la molécule, qui arrive à expiration à la fin de juillet en Europe.

De son côté, l’Anses n’a pas tardé à réagir puisqu’elle va mettre en place un groupe d’experts chargé d’auditionner les chercheurs auteurs de l’alerte, et d’examiner les éléments évoqués au regard de la littérature scientifique et des données issues de la phytopharmacovigilance.

A.M.