Au cours d’un point de presse qui a eu lieu le jeudi 12 mai, l’UIPP a indiqué vouloir être acteur du plan Ecophyto 2 : « Oui à l’innovation pour soutenir les bonnes pratiques mais non aux mesures punitives et complexes ! » L’UIPP souhaite l’abandon des sanctions financières des CEPP (certificats d’économie des produits phytosanitaires) mais aussi être partie prenante du déploiement du plan Ecophyto en région et être associée à la gouvernance du plan.

Trois éléments intéressants

Selon l’Union, il ressort tout de même trois éléments intéressants. Il s’agit de la mise en place de paniers d’indicateurs qualitatifs et des accords. Le premier pour contextualiser l’évolution des indicateurs, c’est-à-dire pour prendre en compte le contexte climatique sanitaire. Quant au second accord, il permettra de comparer la quantité de substance active (qsa) utilisée à l’hectare en France par rapport aux autres pays membres.

Eugenia Pommaret, directrice générale de l’UIPP, a de plus rappelé que des avancées majeures avaient déjà été obtenues avant le premier plan (46 % de baisse des tonnages de substances actives entre 1999 et 2013). Elles se sont poursuivies avec la mise en place du plan Ecophyto : 450 000 certiphytos délivrés et 17 % de baisse des tonnages de substances actives (pour les adhérents de l’UIPP qui représentent 95 % du marché) depuis 2008.

Concernant le dossier des néonicotinoïdes, actuellement en discussion au Sénat, l’UIPP dit oui à l’optimisation des pratiques, en amont et chez les agriculteurs, dans l’objectif de réduire l’impact sur les pollinisateurs, mais non à l’interdiction de cette famille d’insecticides. « Les recommandations de l’Anses ne renvoient pas à une interdiction. Nous ne souhaitons pas aller plus loin sur le droit européen ! Il faut respecter les réglementations pour ces produits sinon la France risque d’être exposée à des recours au niveau communautaire », a prévenu Eugenia Pommaret.

C.F.