« Sur le glyphosate, je n’ai pas réussi », a affirmé le président de la République dans un entretien accordé au Parisien le 4 janvier 2022. « Certains agriculteurs m’ont dit que si on les obligeait à sortir rapidement, ils allaient mettre la clé sous la porte, parce que leurs concurrents espagnols ou italiens, eux, pouvaient continuer à produire », a-t-il expliqué.

Échelle européenne

« C’est l’erreur que j’ai commise en début de quinquennat : il faut agir sur ces sujets au niveau européen », a-t-il affirmé, alors que la France vient d’assumer la présidence de l’Union européenne pour les six prochains mois.

« Cela ne marche pas si on le fait tout seul. Je ne peux pas mettre des agriculteurs dans des impasses et sans solution », a-t-il affirmé, précisant que « l’on est à l’heure des solutions pratiques ».

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Emmanuel Macron s’était engagé en novembre 2017 pour une interdiction du glyphosate « au plus tard dans trois ans ». Il avait reconnu en décembre 2020 ne pas avoir réussi à tenir sa promesse, plaidant un échec « collectif ».

Restrictions d’usages

Depuis, la France s’est fixée pour objectif de sortir de l’essentiel des usages de ce désherbant classé comme « cancérogène probable » par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ) en 2021, avant une interdiction totale en 2023.

Le processus de réhomologation de l’herbicide à l’échelle de l’Union européenne est en cours, et doit aboutir à la fin de l’année 2022. En France, les nouvelles AMM (1) de produits à base de glyphosate intègrent depuis octobre 2020 des restrictions d’usages identifiées par l’Anses.

Avec l’AFP

(1) Autorisation de mise sur le marché.