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Les résultats encourageants du réseau Dephy

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Phytos - Les résultats encourageants du réseau Dephy
« Ce qui fait la force du réseau Dephy, c’est le collectif », a affirmé le ministre de l’Agriculture. © C. Fricotté/GFA

Toutes les filières montrent des niveaux d’utilisation des produits phytosanitaires en baisse.

Les derniers résultats du réseau Dephy ont été présentés ce mardi 13 novembre 2018 lors du colloque national du même nom. L’indice de fréquence de traitement (IFT) est à la baisse dans les six filières étudiées pour les agriculteurs « historiques » du réseau entre l’IFT initial (correspondant à l’entrée de l’exploitation dans le réseau) et la moyenne des années pour 2015-2017 :

  • 14 % dans la filière des grandes cultures et de la polyculture-élevage ;
  • 38 % dans la filière des légumes ;
  • 25 % dans la filière de l’arboriculture ;
  • 43 % dans la filière de l’horticulture ;
  • 17 % dans la filière de la viticulture ;
  • 37 % dans la filière des cultures tropicales.

« Toutes les filières montrent des niveaux d’utilisation de pesticides en baisse confirmant que des marges de progression sont belles et bien possibles partout en France pour autant que les agriculteurs soient accompagnés dans leurs démarches et que le transfert des solutions alternatives soit effectif », a appuyé Virginie Brun, de la cellule d’animation nationale Dephy.

450 000 € en plus pour les fermes Dephy

Dans son intervention, le ministre de l’Agriculture, Didier Guillaume, a jugé remarquable le réseau Dephy car « pour mettre en place la transition agroécologique, vers la baisse des produits phytopharmaceutique, il faut des pionniers. Vous êtes vraiment un laboratoire d’expérimentation de solutions alternatives. Et nous ne pouvons pas changer les choses s’il n’y a pas de précurseurs et de l’innovation. »

« Vous avez maintenant de l’expérience avec plusieurs années de travail et je pense vraiment que vous êtes ceux dans les départements et régions autour desquels on essaie de trouver les bonnes pratiques », a souligné le ministre. C’est pourquoi il a rappelé que lors du PLF (projet de loi de finances) pour 2019 à l’Assemblée nationale, il a donné un avis favorable pour l’augmentation de 450 000 € du financement des fermes Dephy.

Toutefois il a indiqué que si le gouvernement a pris des engagements forts pour baisser l’utilisation des phytos à travers les différents plans Ecophyto de (–25 % d’ici à 2020 et –50 % d’ici à 2025) et un engagement du monde agricole, on constate tout de même aujourd’hui que leur usage ne baisse pas.

« Ça doit nous interroger car il n’est pas possible qu’il y ait une inadéquation entre ce que veulent les citoyens, les politiques, les organisations agricoles et puis les pratiques, a-t-il conclu. En même temps, jamais je ne montrerais du doigt telle ou telle pratique car les transitions sont difficiles et si nous voulons les réussir alors il faut accompagner, aider. »

C.F.
8 ans d’existence

Lancé en 2010, ce réseau a pour mission d’éprouver et déployer des techniques et systèmes agricoles réduisant l’usage des produits phytosanitaires tout en étant performants sur les plans économique, social et environnemental.

Il comprend deux volets : Dephy Fermes, réseau de fermes pilotes, soit 3 000 agriculteurs engagés qui bénéficient d’un accompagnement, et Dephy Expé, réseau de projets d’expérimentation, entièrement renouvelé en 2018, avec pour objectifs d’identifier et d’éprouver des systèmes de cultures n’utilisant des pesticides qu’en ultime recours.

L’ensemble des acteurs agricoles de la recherche, du développement et du transfert sont partenaires du dispositif, soit plus de 250 organisations professionnelles.

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