« Dans l’affaire qui oppose Paul François à la société Monsanto dans le cadre du dossier Lasso, il a été décidé de se pourvoir en cassation », a annoncé Bayer.

Rappel des faits : en 2004, Paul François, agriculteur en Charente, est intoxiqué par des vapeurs de Lasso. L’herbicide de Monsanto est ensuite interdit en France en 2007. Depuis 12 ans, Paul François, atteint de troubles neurologiques, se bat contre la multinationale. À trois reprises, la justice tranche en partie en faveur de l’agriculteur. Sans statuer sur la toxicité du produit, elle estime que Monsanto aurait dû signaler le danger d’utiliser le produit en cas de travaux dans les cuves.

« On peut repartir pour deux ou trois ans »

« Son étiquetage était conforme aux prescriptions de son autorisation de mise sur le marché, affirme Bayer, désormais propriétaire de la firme américaine. Des experts médicaux nommés par le tribunal de première instance n’ont diagnostiqué aucune des maladies physiques invoquées par M. François. »

L’agriculteur, qui craint de voir la procédure se prolonger, espère « que la Cour de cassation, qui s’est déjà prononcée, renvoie cette demande ». Il dénonce par ailleurs « le double discours de Bayer qui dit souhaiter clôturer ce genre d’affaires et en même temps prend cette décision », et surtout « continue de fabriquer le Lasso et de le vendre dans les pays asiatiques. »

J.P., avec l’AFP