Deux euros la cocarde en coquelicot à l’instar de la célèbre main jaune de SOS racisme : c’est la formule choisie par une centaine de personnes (militants, scientifiques et artistes) menée par le chroniqueur Fabrice Nicolino, pour mobiliser contre tous les pesticides. À la suite de cet appel, les agriculteurs s’étonnent de cette campagne et s’organisent sur Twitter pour le dire… avec des fleurs.

« Gentils coquelicots… »

Avec le mot-clé #mescoquelicots, la profession rappelle que le coquelicot est une fleur très présente dans la nature et dans les champs, et qu’elle est même considérée comme une espèce invasive, tant sa prolifération peut être très rapide. D’une grande longévité, elle résiste à la fois au manque d’eau et à l’enfouissement, elle peut rester de longues années dans le sol.

Sur les champs d’honneur

« Rendez-nous nos coquelicots ! Rendez-nous la beauté du monde ! », dit le manifeste. Mais la bucolique n’a pas la rareté qu’on lui prête. Elle démontre au contraire sa résistance jusque sur les champs d’honneur. Dans les pays du Commonwealth, le coquelicot est associé, depuis 1921, à la mémoire de ceux qui sont morts pendant la Grande Guerre. La fleur rouge sang couvrait les champs mis à nus par les combats.

Pour tous les adeptes des coquelicots, rendez-vous dans les exploitations. Mais attention, il faut choisir sa saison : la fleur n’a pas disparu, elle préfère simplement pousser le printemps.

Rosanne Aries