Dans un document publié le 11 janvier 2021, la Commission européenne estime que la surface affectée à la culture de protéagineux (pois, lentilles…) devrait augmenter de 37 % dans l’Union européenne entre 2020 et 2030. Elle atteindrait ainsi 2,9 millions d’hectares.

À lire aussi : Les demandes d’aides du plan protéines rouvriront le 27 janvier (18/01/2021)

Vers une amélioration génétique

« Comme ces cultures continuent de susciter l’intérêt, les rendements devraient bénéficier de la recherche et de l’innovation en génétique, ainsi que dans les pratiques agricoles et les systèmes de rotation de plus en plus efficaces », estime la Commission.

« Le marché intérieur devrait croître de 31 % au cours de la prochaine décennie, pour atteindre 6,7 millions de tonnes en 2030. » Le débouché en alimentation humaine est attendu en forte hausse (+3,9 % par an).

La Commission européenne s’attend à effet à une hausse de la consommation des produits bruts, mais aussi des innovations alimentaires « florissantes » à base de protéines végétales.

À lire aussi : Lever les freins à l’essor des légumineuses (18/01/2021)

Une offre actuellement insuffisante

La Commission européenne note que la culture de protéagineux a déjà augmenté ces dix dernières années, sous l’effet de politiques incitatives et de l’augmentation de la demande pour l’alimentation humaine et animale.

Elle souligne cependant, ces dernières années, des conditions défavorables pour les semis et le développement des cultures. « Les importations ont permis de répondre à la demande en constante augmentation », signale-t-elle.

Hélène Parisot