En janvier 2021, plus de la moitié des usages du glyphosate sera interdite en France. C’est ce qu’a assuré Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique et solidaire, alors qu’elle était invitée dans le 7/9 de France Inter ce 8 septembre 2020.

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Continuer à chercher des alternatives

« On a une mission en cours, j’ai eu le préfet Bisch qui est en train de s’en occuper, qui est plutôt en train de bien avancer dans la recherche pour qu’on ait des alternatives. Donc on va avoir des interdictions de glyphosate sur certaines utilisations dès le début de l’année prochaine », a détaillé la ministre. Elle juge cependant que cela n’est pas encore suffisant et qu’il faut continuer à travailler pour trouver des alternatives.

Sur l’antenne de la radio publique, Barbara Pompili a d’ailleurs fait un parallèle entre glyphosate et néonicotinoïdes : « Sur les néonicotinoïdes, on est sur l’exemple typique que nous rencontrons quand nous ne sommes pas suffisamment vigilants sur l’application des lois que nous votons. » Elle a d’ailleurs rappelé qu’elle s’est « battue » pour qu’ils soient interdits.

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Le cas des néonicotinoïdes

Barbara Pompili estime que les acteurs de la filière et l’État ne se sont pas suffisamment impliqués dans la recherche d’alternatives. « On a eu cette interdiction. À l’époque, on avait quatre ans pour y arriver. En quatre ans, on avait le temps de trouver des alternatives, y compris pour les betteraves. Le problème, c’est que derrière ça n’a pas suivi, la filière n’a pas suivi, elle a traîné les pieds, la recherche n’a pas avancé pour trouver des alternatives suffisantes », a déploré Barbara Pompili.

La filière [betteravière] n’a pas suivi, elle a traîné les pieds.Barbara Pompili, ministre de la Transition écologique, au sujet de la recherche d’alternatives à l’emploi des néonicotinoïdes pour la culture des betteraves.

La ministre réaffirme que les néonicotinoïdes sont dangereux et doivent être totalement interdits. Se référant à la dérogation accordée aux betteraviers, elle estime qu’il s’agit d’une nécessité pour sauver la filière. « Je peux vous dire que le pilotage qui a manqué pendant 4 ans là on va l’avoir avec Julien Denormandie, et les alternatives on va les trouver », a-t-elle prévenu.

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Marie-Astrid Batut