Un marché pour les protéines végétales

« Ce symposium a démontré qu’il y a clairement un marché mondial soutenu pour les protéines végétales en raison d’une demande mondiale croissante en produits carnés et laitiers due à l’augmentation de la population et de son niveau de vie », a souligné le président de La Coopération agricole luzerne de France, Éric Masset, en conclusion de cette seconde édition du symposium.

Faisant écho à l’intervention de Carole Zakine, d’InVivo, sur les paiements pour services environnementaux (PSE), Éric Masset espère que le verdissement de la future Pac sera une opportunité. « L’impact très positif de bandes de luzerne non récoltées sur la biodiversité a été démontré scientifiquement dans une étude à grande échelle, assure-t-il. Pour pouvoir l’étendre aux 67 000 ha de luzerne déshydratée de France, il convient de mettre un PSE de 200 €/ha. »

Éric Masset en a profité pour redire l’incompréhension de la filière vis-à-vis de la taxe carbone alors que la luzerne déshydratée stocke plus de carbone qu’elle n’en émet. « Nous réclamons que le secteur des protéines végétales soit déclaré secteur stratégique pour l’Union européenne et qu’il bénéficie d’un traitement protecteur dans l’application de cette directive européenne. »

C. Urvoy