Il s’agit d’une position inverse à celle des eurodéputés du groupe PPE datée du 30 mai dernier. Pour Éric Andrieu, coordinateur socialiste de cette commission, « nous ne pouvons pas entendre les arguments de la droite, pour laquelle cette mesure porterait atteinte à la production de protéagineux et de légumineuses, secteurs où l’Europe est extrêmement dépendante des pays tiers. Oui, nous avons un déficit important de protéines en Europe mais pour y remédier, il faut mettre en œuvre un véritable “plan protéines” à la hauteur de l’enjeu mais certainement pas seulement à l’échelle de 8 % des terres arables que représentent les surfaces d’intérêt écologique. »

L’eurodéputé estime plutôt qu’il faut « réserver ces surfaces à la biodiversité qui est un enjeu majeur pour l’équilibre de l’agriculture ». Et de préciser que Jean-Paul Denanot, [autre eurodéputé socialiste, NDLR], prépare un « rapport stratégique sur ce sujet des protéines, avec des solutions pérennes qui ne nuiront pas à l’environnement. »

Les eurodéputés socialistes et radicaux espèrent pouvoir rallier 376 voix pour cette interdiction lors de la séance plénière le 13 juin prochain à Strasbourg.

I.E.