La signature de cette convention a eu lieu avec en toile de fond les résultats d’études parus au début de l’année qui soulignent la disparition de certaines espèces d’oiseaux dans les champs. La LPO et l’APCA insistent pourtant : « Ce n’est pas une fatalité et il est encore temps d’agir. » Ainsi chaque geste, petit ou grand, compte.

« L’agriculture est l’allié de la biodiversité »

« Le temps est venu de travailler ensemble. Le pari que nous faisons est d’essayer de se faire confiance et d’avancer de concert car l’agriculture est l’allié de la biodiversité », a souligné Allain Bougrain-Dubourg, président de la LPO.

« Nous nous retrouvons ici pour marquer notre ambition commune de protéger notre avenir et mettre en avant un dialogue constructif entre ornithologues et le monde agricole qui gère le territoire », a ajouté Pascal Ferey, vice-président de l’APCA.

Site internet

L’APCA et la LPO proposent donc aux agriculteurs volontaires des conseils en direct ou au travers d’un site internet : www.desterresetdesailes.fr. L’idée est de restaurer de la biodiversité à l’aide d’actions favorables aux oiseaux mais aussi à la petite faune et aux insectes (passage à l’agriculture de conservation, bandes enherbées, bosquets, mares, perchoirs, nichoirs…). Car rappelons-le, il s’agit aussi d’une aide précieuse pour lutter notamment contre les insectes ou les rongeurs.

Ce nouveau programme a pour but de généraliser au niveau national une démarche déjà largement entamée dans certains départements, comme le Loir-et-Cher, pour que le plus grand nombre d’exploitants s’en emparent. En effet, sur ce département par exemple, plusieurs projets ont été bâtis ces dernières années conjointement avec les agriculteurs (parcours découverte « Oiseaux de nos fermes et de nos vignobles », gestion des rongeurs par les rapaces…).

C.F.