Après la Japon, la Corée du Sud a annoncé le lundi 18 juin 2018 suspendre l’importation de blé canadien sur son territoire. Cette décision fait suite à la découverte, quelques jours auparavant, de blé génétiquement modifié dans la région de l’Alberta, située à l’ouest du Canada.

« Un incident isolé »

Selon le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne, cette découverte est un « incident isolé et ne représente aucun risque pour les Canadiens et leurs partenaires commerciaux ». « Les tests ont conclu que ce blé n’est pas entré dans la chaîne alimentaire et qu’il n’a jamais été approuvé pour la vente », ajoute le porte-parole du ministère.

La culture du blé génétiquement modifié est interdite au Canada, contrairement à celle du maïs, du soja et du colza. L’échantillon découvert correspondrait à une lignée mise au point par Monsanto et utilisée lors de divers tests à la fin des années 1990 et au début des années 2000, a précisé l’agence canadienne d’inspection des aliments (ACIA).

Enjeux économiques

« Nous autoriserons la vente de produits à base de blé pour lesquels nous avons la confirmation qu’ils ne contiennent pas de blé génétiquement modifié », rappelle le ministère sud-coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique.

Le Canada est le sixième producteur mondial de blé et l’exportation représente environ 11 milliards de dollars canadiens par an (7 milliards d’euros). Le pays est le troisième fournisseur de blé de la Corée du Sud. Cette suspension, si elle était amenée à durer, pourrait avoir des conséquences économiques non négligeables.

Bertille Quantinet, avec l’AFP