Les trois nouvelles techniques de réécriture génomique, SDN-1, SDN-2 et ODM (1), qui permettent de modifier l’ADN des plantes sans introduire d’élément exogène, « ne présentent pas plus de risques que la sélection classique ou les techniques qui introduisent du nouvel ADN dans une plante », a répondu l’Efsa (Autorité européenne de sécurité des aliments) le 24 novembre 2020 à la Commission européenne.

Cette dernière avait chargé l’Efsa « d’analyser si les lignes directrices existantes pour l’évaluation des risques associés aux plantes génétiquement modifiées, [ou plantes OGM], pourraient [pouvaient] être utilisées pour évaluer les risques des plantes produites avec ces nouvelles techniques ». L’Efsa y a répondu positivement, précisant que « l’absence de nouvel ADN pourrait réduire le nombre de données requises pour l’évaluation des risques ».

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De belles promesses

Ces nouvelles techniques de sélection végétale peuvent aider à développer certaines caractéristiques chez la plante, telles que la résistance aux maladies, la tolérance à la sécheresse ou encore l’amélioration des qualités nutritionnelles.

Leur autorisation dans l’Union européenne dépend de l’évaluation de la sécurité des organismes dont le génome a été modifié.

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Raphaëlle Borget

(1) SDN-1 : nucléase dirigée site-spécifiques 1 ; SDN-2 : nucléase dirigée site-spécifiques 2 ; ODM mutagenèse dirigée à l’aide d’oligonucléotides.