Ce mardi 10 mai 2016 marque le début de la deuxième lecture au Sénat du projet de loi sur la biodiversité. L’AGPB (céréaliers de France), qui s’était déjà positionnée contre l’interdiction des néonicotinoïdes, rappelle son désaccord sur l’efficacité des « prétendues » solutions alternatives aux néonicotinoïdes. Elle enfonce le clou aujourd’hui en communiquant les réponses des producteurs d’orge d’hiver à une enquête de BVA, et réitère son appel aux sénateurs à repousser l’interdiction des néonicotinoïdes.

45 % des producteurs prêts à réduire leurs surfaces

Selon cette enquête, parmi les 441 producteurs d’orge d’hiver interrogés, 86 % utilisent des semences traitées aux néonicotinoïdes, « en premier lieu, et de loin, pour éviter l’utilisation d’insecticides au sol et d’insecticides foliaires ». Ils sont 67 % à estimer « qu’il n’existe pas d’alternatives efficaces » et 6 % à « [penser] à l’utilisation d’autres produits phytosanitaires ».

Face à l’éventualité de l’interdiction de la famille des néonicotinoïdes, 62 % des producteurs d’orge d’hiver interrogés prévoient des pertes de productivité, et 48 % présagent des risques environnementaux accrus liés à des traitements éventuellement répétés de produits au sol et produits foliaires.

A.C.
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