Au Royaume-Uni, les projets sur l’édition génétique (NBT) sont désormais en consultation publique. Ils ont et ont été présentés le jeudi 7 janvier 2021 par George Eustice, le secrétaire d’État à l’Environnement anglais dans son discours à la conférence agricole d’Oxford.

Un potentiel « étouffé » par l’Union européenne

Il estime que leur « potentiel » a été bloqué « par un arrêt de la Cour européenne de justice en 2018, qui est imparfait et étouffe les progrès scientifiques ». « Maintenant que nous avons quitté l’Union européenne, nous sommes libres de prendre des décisions politiques cohérentes fondées sur la science et les preuves. Et cela commence par ces consultations », a indiqué George Eustice.

« L’édition de gènes est différente de la modification génétique qui consiste à introduire l’ADN d’une espèce dans une autre, a ainsi rappelé George Eustice. Les organismes modifiés génétiquement ne contiennent alors pas d’ADN de différentes espèces et ne produisent que des modifications qui pourraient être apportées lentement en utilisant les méthodes de sélection traditionnelles. »

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Afin de relever les défis de notre époque

« Cette technique a la capacité d’exploiter les ressources génétiques que la nature a fournies, afin de relever les défis de notre époque », a-t-il encore ajouté. Il s’agit notamment de sélectionner des cultures plus performantes, de réduire les coûts pour les agriculteurs et les impacts sur l’environnement, et de nous aider tous à nous adapter aux défis du changement climatique. »

Céline Fricotté