Greg Lowry et son équipe ont effectué des recherches sur les nanoparticules dans le but de transformer la façon dont les produits sont appliqués. Elles permettraient, avec une efficacité de 100 %, de mieux diriger les matières actives vers les organes cibles.

Préserver l’environnement

L’étude a permis de révéler le chemin que ces nanoparticules font à travers la plante de la surface des feuilles, où elles sont déposées jusqu’aux racines, en passant par le système vasculaire. Une fois que les racines sont atteintes, les nanoparticules peuvent être excrétées dans le sol et adhérer à la rhizosphère. À l’arrivée, l’ensemble des nanoparticules déposées sur les feuilles se retrouve dans les racines. Avec cette technique d’application on pourrait ainsi réduire les coûts et l’impact sur l’environnement de ces pratiques.

Un avantage pour l’agriculture

Ces travaux, réalisés sur le blé, montrent qu’il est également possible de modifier les propriétés des nanoparticules en fonction de leur utilité. Cette technique permettrait de concevoir des nanoparticules capables de se maintenir sur les feuilles, même en cas de pluie, et ainsi pérenniser l’efficacité des produits. Ces recherches sont un premier pas vers l’amélioration des pratiques agricoles et ouvrent la voie vers de grandes possibilités. Des travaux sont encore à réaliser pour développer leur application dans la pratique, mais les nanoparticules se présentent comme une des futures solutions dans la gestion d’une production alimentaire durable.

M.B.

(1) Civil and Environnemental Engineering.