En détruisant partiellement une parcelle de semences de tournesols VRTH (1) dans la nuit du 18 au 19 août 2021 sur la commune d’Ambeyrac (Aveyron), les Faucheurs volontaires dénoncent à nouveau « la culture en plein champ de plantes génétiquement modifiées ».

Appliquer la décision du Conseil d’État

« Le 25 juillet 2018, la Cour de justice de l’Union européenne arrête que ces plantes sont bien des OGM. Cet arrêt est rétroactif, d’application immédiate et obligatoire. Le 7 février 2020, le Conseil d’État français confirme cette décision », rappellent les faucheurs, dans un communiqué datant du 19 août 2021.

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« Le gouvernement avait 6 mois pour appliquer les injonctions du Conseil d’État et n’a toujours rien fait et se trouve donc hors la loi, malgré plusieurs relances du Conseil d’État, ajoutent les faucheurs. De plus, le ministre de l’Agriculture ment en disant à la presse (janvier 2021) que ces plantes ne sont pas des OGM, s’alignant totalement avec le lobby des multinationales semencières… »

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Davantage de phytos

« Ces plantes imbibées de poisons impactent gravement la santé humaine, la biodiversité animale, la vie des sols, la qualité de l’eau… Elles contaminent tous les modes de cultures aux alentours et contraignent les agriculteurs à l’utilisation accrue de produits chimiques face aux adventices devenues résistantes., ajoutent-ils. Les sociétés semencières, par le biais des brevets, s’approprient le bien commun. »

Céline Fricotté

(1) Variété rendue tolérante aux herbicides.

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