L’AGPM maïs semences s’inquiète dans un communiqué de presse paru le 29 janvier 2020 de « la dégradation de la situation économique des exploitations de production de semences pour la campagne de 2018 ».

Selon la FNPSMS (Fédération nationale de la production de semences de maïs et de sorgho), les marges brutes ont en effet reculé de 7 % « pour atteindre leur plus faible niveau depuis 2007 ! Les résultats techniques de 2019, pénalisés par les aléas climatiques, ne devraient qu’accentuer cette tendance. »

Demande dynamique

Pourtant, « le programme de production pour 2020 se profile en nette hausse au niveau européen et français et la demande est dynamique sur le marché », affirme l’AGPM semences.

L’AGPM semences demande ainsi « une revalorisation des prix à la production dès 2020, vitale pour le maintien de la multiplication sur de nombreuses exploitations ». Elle craint en effet de voir « se déliter le réseau de production le plus performant de l’UE, qui permet à la France d’être le premier producteur européen et le premier exportateur mondial de semences de maïs ».

Clauses de répartition de la valeur

Par ailleurs, pour le moyen terme, le syndicat « attend que des clauses de répartition de la valeur entre agriculteurs, établissements et acheteurs, prévues dans la nouvelle convention type, puissent être débattues par les acteurs de la filière ».

I. Escoffier