En Chine, il y a une « volonté d’augmenter les stocks en prévision d’une seconde vague de Covid-19 et des craintes de désorganisation des chaînes d’approvisionnement », souligne FranceAgriMer dans sa conjoncture hebdomadaire. Au regard des prévisions du ministère de l’agriculture américain (USDA), les achats permettant de garantir la sécurité alimentaire en Égypte, au Maroc et en Algérie sont aussi en hausse.

En Mer Noire, une baisse de production est attendue, en lien avec des conditions sèches. « En Inde, la production record attendue de blé aura du mal à s’écouler avec les restrictions de transport », estime FranceAgriMer. Et d’ajouter que l’Union internationale des transporteurs routiers (UITR) estime entre 60 % et 90 % la baisse du trafic mondial de camions, et à 40 % les trajets à vide.

Opportunité pour l’orge française

Dans un contexte géopolitique tendu, la Chine a annoncé imposer des droits de douane très élevés aux orges australiennes, à hauteur de 80,5 %, à compter du 29 mai et pour une durée de 5 ans. « La demande chinoise pourrait se reporter en partie vers la France, estime FranceAgriMer. Ces possibles opportunités ont soutenu le cours des orges en début de semaine 21 [du 18 mai au 24 mai] ». L’organisme souligne toutefois que l’Australie a annoncé son intention de porter plainte à l’OMC (Organisation mondiale du commerce).

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Relance économique

Du côté des oléagineux, FranceAgriMer souligne que la graine de colza a été soutenue par les annonces de la France et de l’Allemagne d’une aide de 500 milliards d’euros pour aider la reprise économique de l’Union européenne, et par le rebond du pétrole. L’organisme note également des problèmes persistants sur la logistique d’exportation en Argentine, en lien avec des eaux très basses sur le fleuve Parana.

H.Parisot