Dans un communiqué du 1er mars 2018, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) constate une hausse des prix des produits alimentaires de base et des produits laitiers à travers le monde. En février, l’indice des prix des produits alimentaires (1) de la FAO affichait une moyenne de 170,8 points, soit une hausse de 1,1 % par rapport au mois dernier et une baisse de 2,7 % par rapport à l’année précédente.

Record de stocks, malgré une baisse en blé

Sur les seules céréales, (blé, riz principales céréales secondaires dont le maïs), l’indice augmente de 2,5 %. Selon la FAO, les conditions mondiales d’approvisionnement demeurent bonnes et les prévisions des niveaux de stocks de la fin de la saison sont en hausse : 14 millions de tonnes.

Selon le Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, publié le même jour, les stocks mondiaux de blé et de céréales secondaires pourraient atteindre des niveaux records pendant la campagne de commercialisation en cours, atteignant respectivement 272,7 et 309,8 millions de tonnes.

Pour le blé, en 2018, la FAO estime une production à 744 millions de tonnes. « Ces chiffres souligneraient la deuxième chute en l’espace d’un an et sous-entendraient des rendements moins importants que prévus dans l’Union européenne et en Russie », ajoute-t-elle.

Forte demande en lait

Les prix des produits laitiers gagnent 6,2 %, tout comme les cotations internationales pour le beurre, le fromage et les poudres de lait entier et écrémé. « Une forte demande mondiale pour ces produits et une production laitière moins importante que prévue en Nouvelle-Zélande expliquent en grande partie cette situation », note la FAO.

Du côté de la viande, l’indice de la FAO évolue peu, si ce n’est en volailles, avec des chiffres qui ont chuté pour la quatrième fois consécutive, compensant ainsi une hausse des cotations de prix pour la viande bovine.

Enfin, l’indice du prix du sucre de la FAO a baissé de 3,4 %, atteignant son plus bas niveau en l’espace de deux ans. « Les principaux acteurs du marché s’attendaient à une forte hausse de la production dans l’Union européenne en raison des meilleurs rendements de betteraves et de plus grandes superficies de plantations suite au retrait des quotas de production l’année dernière », indique la FAO.

 

(1) Indice pondéré par les échanges commerciaux qui permet de suivre l’évolution des prix des cinq principaux groupes de produits alimentaires sur les marchés internationaux.