Près de 37 millions de tonnes de blé tendre

À ce stade, FranceAgriMer estime la production française de blé tendre à 36,8 millions de tonnes (Mt). Et ce malgré les conditions climatiques difficiles au printemps. C’est 33 % de plus qu’en 2016, et 3 % de plus que la moyenne quinquennale.

« Les rendements sont cependant très hétérogènes, relève l’Office, Les sols superficiels ayant été pénalisés par le manque de pluie. » En Ile-de-France et au nord de la Seine, le rendement moyen dépasse les 80 q/ha.

71,5 q/haRendement moyen du blé tendre

Dans la région Grand Est, ils s’inscrivent dans la moyenne en Champagne-Ardenne et sont très élevés en Alsace. En revanche, en Lorraine, « ils ont été pénalisés par la sécheresse. Sur l’axe courant de la Bretagne à la Franche-Comté, ils se situent entre 65 et 75 q/ha. »

Quant à la qualité, « la teneur en protéines des blés tendres est très satisfaisante, même pour les parcelles affichant de hauts niveaux de rendements, juge FranceAgriMer. Elle dépasserait régulièrement les 12 %. »

Concernant les poids spécifiques (PS), la récolte 2017 permettra de répondre à la demande des marchés. Les PS sont « très élevés dans certains bassins, mais la variabilité dans l’intensité et la fréquence des pluies survenues en fin de cycle a généré de l’hétérogénéité ».

Quant aux temps de chute de Hagberg de la récolte 2017, ils devraient également répondre aux cahiers des charges des utilisateurs, malgré des pluies de fin de cycle localisées.

Du blé dur riche en protéines

Malgré une légère baisse des surfaces par rapport à la campagne précédente, FranceAgriMer estime la production de blé dur à plus de 2 Mt, c’est-à-dire 12 % au-dessus de sa moyenne 2012-2016.

54,1 q/haRendement moyen du blé dur

Les rendements dans le Sud-Ouest et en région Paca varient entre 40 et 60 q/ha. Ils grimpent entre 55 et 65 q/ha dans les bassins ouest-océan et centre. Ils dépassent 60 q/ha en région Rhône-Alpes.

« Concernant la qualité technologique, les teneurs en protéines sont élevées à très élevées, souvent supérieures à 14 %. Les poids spécifiques, corrects à très bons, permettront de répondre aux cahiers des charges des utilisateurs. »

FranceAgriMer estime que le taux de moucheture « devrait être particulièrement satisfaisant cette année à l’échelle nationale. On constate peu de mitadinage dans le sud de la France compte tenu de l’absence de pluie en fin de cycle et des bonnes teneurs en protéines. »

En revanche, l’Office n’écarte pas la possibilité d’observer du mitadinage dans le bassin ouest-océan et centre, sur les blés durs récoltés après les pluies de début juillet. Le risque « s’avère négligeable pour les blés coupés précocement. Pour les mêmes raisons, de faibles temps de chute de Hagberg sont observés dans les bassins ouest-océan et centre pour les blés durs moissonnés après les pluies. »

Des orges d’hiver de qualité satisfaisante

64,9 q/haRendement moyen des orges d’hiver

Le gel de la fin avril a pesé sur le potentiel de production des orges d’hiver. Il est intervenu au stade montaison voire épiaison.

« La récolte estimée à 9,6 Mt est toutefois supérieure à la moyenne quinquennale (8,1 Mt) », détaille FranceAgriMer. Seule la région Auvergne Rhône-Alpes se démarque avec des rendements très élevés.

Sur le plan de la qualité, le calibrage et les poids spécifiques devraient répondre aux spécifications des utilisateurs. « La teneur en protéines est également conforme aux attentes dans la majorité des bassins de production, estime FranceAgriMer. Elle dépasse parfois 11,5 % ce qui pourra dans ce cas limiter l’usage brassicole. »

Beaucoup de protéines pour les variétés de printemps

La production d’orges de printemps est plus hétérogène à cause des excès de température et du déficit hydrique du printemps. FranceAgriMer estime la récolte à 2,6 Mt, en retrait par rapport à la moyenne 2012-2016 (3,2 Mt). Le rendement moyen atteint 60,2 q/ha.

« Les calibrages sont conformes aux attentes des utilisateurs mais les teneurs en protéines sont souvent trop élevées pour le débouché brassicole, particulièrement dans l’Est », précise FranceAgriMer.

Année record à près de 38 q/ha pour le colza

« Malgré des surfaces en baisse, la production 2017 devrait dépasser 5,2 Mt, avec des teneurs en huile très correctes, juge FranceAgriMer. Ces très bons résultats s’expliquent au regard de conditions culturales très favorables en 2017. »

Partout où les récoltes sont achevées, FranceAgriMer estime des rendements moyens entre 34 et 40 q/ha avec des perspectives supérieures à 40 q/ha pour les régions les plus septentrionales.

Mais si « les parcelles bien implantées sont souvent bien au-delà de 40 q/ha », celles « avec les levées les plus tardives, affichent des rendements compris entre 15 et 20 q/ha ».

Pas loin de 40 q/ha pour le pois

« La récolte du pois d’hiver est pratiquement achevée, avec des rendements qui dépassent souvent 40 q/ha, note FranceAgriMer. Seules les parcelles impactées par le gel du printemps obtiennent des rendements inférieurs à 30, voire 25 q/ha. »

Les récoltes de pois de printemps ne sont pas terminées. Ce n’est pas le gel mais les épisodes de fortes chaleurs pendant la floraison, qui ont pesé sur les rendements des parcelles les plus séchantes.

Les rendements varient entre 35 à 40 q/ha, voire plus pour les parcelles bien alimentées en eau. « Ces niveaux, malgré le contexte climatique peu favorable, résultent de conditions sanitaires très saines. »

Quant à la féverole, elle est encore plus « affectée par les conditions très chaudes et sèches en floraison que le pois ». Les rendements seraient en retrait selon les premières récoltes effectuées.

À ce stade des récoltes, le ministère de l’Agriculture estime la production globale de protéagineux à plus de 1 Mt cette année contre 0,8 Mt en 2016.

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