Selon le communiqué de MeteoNews, l’été 2017 grimpe sur le podium des étés les plus chauds depuis 1945, en troisième position avec 20,8 degrés de moyenne nationale, derrière les 20,9 de 2015 et les 22,2 de 2003. La chaleur a surtout été présente au mois de juin, deuxième mois de juin le plus chaud depuis 1945 derrière 2003, avec 2,6 degrés d’excédent.

Jusqu’à la mi-juillet, la chaleur a perduré sur l’ensemble de l’Hexagone avec des épisodes caniculaires et des records de chaleur battus dans de nombreux secteurs. Au-delà de cette date, la majorité des régions connaissaient à nouveau une baisse sensible des températures et de l’ensoleillement, à l’exception du quart sud-est dans lequel des épisodes caniculaires se sont produits à nouveau en août.

La sécheresse en rétrogression

« Sur les 14 derniers mois, depuis le début de la sécheresse en juin 2016, l’Hexagone a reçu 659 mm de pluie pour une normale de 868 mm, soit un déficit de 24 %, valeur remarquable sur une période aussi longue », indique MeteoNews dans son communiqué. Néanmoins, la sécheresse se tasse depuis le mois de mai à l’échelle nationale.

Les 146 mm tombés durant les trois mois d’été (moyenne trentenaire de 153 mm) ont réduit le déficit pluviométrique. Par contre, les disparités régionales sont très marquées : les régions du Sud-Est où la pluie est restée quasi absente cet été, ont été durement touchées, tandis que dans le Sud-Ouest et la moitié nord, les précipitations étaient à nouveau à la normale voire excédentaires, à partir de la fin de juillet.

« Malgré une sécheresse qui perd du terrain, les nappes phréatiques conservent des niveaux globalement très bas. Il faut espérer le retour de pluies plus régulières dans les semaines et les mois à venir jusqu’au printemps prochain afin d’améliorer la situation », indique Frédéric Decker, prévisionniste chez MeteoNews.

M.S.